CRÉATION D’UN GROUPE DE TRAVAIL SUR LES COMMOTIONS CÉRÉBRALES

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Québec, le 30 janvier 2014 - La ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Marie Malavoy, a annoncé aujourd’hui la création d’un groupe de travail chargé d’examiner la question des cas de commotions cérébrales qui surviennent au Québec dans le cadre de la pratique d’activités sportives et récréatives.

« Comme toute la population du Québec, nous sommes préoccupés par les statistiques relatives aux commotions cérébrales et à leurs conséquences. Il s’agit d’un réel problème de santé publique, notamment chez les jeunes. En vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Loi sur la sécurité dans les sports, j’ai décidé de mettre sur pied un groupe de travail dont le mandat consistera à faire un état de la situation concernant les commotions cérébrales. Ce groupe de travail devra proposer des avenues de nature à améliorer la situation, tant sur le plan de la prévention et de la détection que du suivi », a déclaré la ministre Malavoy.

Le groupe sera composé de membres des milieux sportif, médical et juridique. Il s’agit de :

- Lynda Durand, avocate et présidente du comité de déjudiciarisation, qui a mené au rapport Durand, à la base de la création de la Commission des lésions professionnelles;

 - Dave Ellemberg, neuropsychologue clinicien et professeur de kinésiologie;

 - Luce Mongrain, directrice adjointe de l’Académie les Estacades;

 - Matthieu Proulx, juriste et ancien joueur des Alouettes de Montréal;

 - David Tinjust, docteur en neuroscience.

Au terme de ses travaux d’une durée de six mois, le groupe de travail, sous la présidence de M. Ellemberg, soumettra son rapport et ses recommandations à la ministre. Les membres du groupe n’accorderont d’entrevues sur leurs travaux qu’au dépôt de leur rapport.

« J’ai réuni dans ce groupe des experts qui connaissent tant les réalités sportives et médicales que juridiques. Ils devaient être indépendants des structures déjà établies pour être en mesure de brosser un portrait exact de la situation des commotions cérébrales dans le sport. Alors que nous sommes sur le point de dévoiler notre nouvelle politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique, nous devons particulièrement penser aux jeunes, qui sont davantage vulnérables face à ce phénomène », a précisé Mme Malavoy.

Rappelons que plusieurs actions sont déjà mises en oeuvre par le Ministère pour prévenir les cas de commotions cérébrales. Celui-ci fournit, entre autres, une expertise-conseil sur la prévention et la détection des commotions cérébrales aux organismes sportifs, offre une meilleure formation aux intervenants et publie toute la réglementation concernant l’équipement obligatoire dans les différents sports.

À titre d’exemples, le Ministère a soutenu Hockey Québec dans sa décision d’interdire, en 1986, la mise en échec avant la catégorie bantam (14-15 ans) et dans toutes les ligues « simple lettre », ainsi que l’Association des stations de ski du Québec pour ses actions de promotion favorisant le port du casque (78 % des glisseurs portent maintenant le casque et ce taux atteint 97 % chez les enfants âgés de moins de 12 ans). De plus, le Ministère a collaboré avec la Fédération de football amateur du Québec pour renforcer la réglementation en la matière.

 

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 Source : Mathieu Le Blanc

Attaché de Presse de la Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport

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